J’ai dit mon employeur que j’avais une sclérose en plaques, Marie témoigne (43 ans)
mercredi 30 octobre 2013

Vous pouvez vous aussi témoigner à l’aide du formulaire en lien de votre expérience.
Chaque situation est unique, personnelle .... (emploi, âge, état de santé, employeur, régime public, privé, etc.)
Votre témoignage est destiné à être publié sur le site et restera anonyme.

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N’hésitez pas lorsque vous êtes devant un choix important à contacter une association qui connaît bien le handicap et à lui poser vos questions.
Pour trouvez votre délégation départementale APF : http://www.apf.asso.fr/index.php/apf-en-france
A consulter aussi le blog juridique de l’APF

Présentation

Je m’appelle (prénom fictif) : Marie
Je suis : de sexe féminin
Mon âge actuellement : 43 ans
La date de mon diagnostic SEP : 1999

Mon emploi au moment où je l’ai dit

Type de structure (choix multiple) : Privé
Ma profession, catégorie professionnelle : Cadre dans une banque
Nombre de salariés dans cette structure (environ) : 2200

Mon témoignage

La date à laquelle j’ai indiqué que j’avais la SEP à mon employeur (environ) : En 2009

Pourquoi je l’ai dit
Après le diagnostic en 1999, je me suis encore plus battue pour évoluer dans mon milieu professionnel tant que je pouvais le faire. Avec la fatigue, les arrêts de travail il a fallu redoubler d’énergie, mais j’y suis arrivée. J’étais fière de pouvoir évoluer comme n’ importe qui ! La maladie était présente mais ne se voyait absolument pas ! Elle est devenue visible en 2006. J’ai commencé à beaucoup boiter. Évidemment, les collègues et responsables me posaient des questions sur le sujet, mais j’expliquais que j’avais une sciatique. J’avais obtenu cette année là un poste de directrice d’agence, il n’était pas question que je l’annonce, d’autant que je pouvais encore assurer ma fonction. Puis en 2009, ce fut plus difficile et la situation aurait pu se retourner contre moi ! J’avais atteint mes limites !

Comment j’ai abordé le sujet
J’ai abordé le sujet lors de mon entretien annuel avec mon responsable, car le sujet de l’évolution professionnelle est forcément évoqué. Pour moi c’était le bon moment. Il fallait se rendre à l’évidence que ce poste était épuisant, stressant et jouait sur mon état de santé. Je souhaitais donc changer de fonction.

Ce qui à changé après cette annonce
Mon responsable l’a bien pris, et m’a annoncé qu’il s’en doutait. La DRH m’a reçu très rapidement, nous avons discuté de mon éventuel changement de poste. J’ai quitté l’agence en 2010 pour intégrer un poste au siège social plus adapté, à mon état de santé mais tout autant intéressant. D’ailleurs, je travaille toujours à temps plein. Je ne pensais pas que cette révélation allait autant me SOULAGER. J’étais légère !

Pour terminer mon témoignage

Si j’avais une recommandation ou un conseil à donner
Faire dès que possible une demande de "Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé" (RQTH) simplement pour vous protéger. L’employeur a certaines obligations envers vous.
Personnellement, au départ je ne voulais absolument pas la faire. Mais il ne faut pas en avoir peur car même avec cette reconnaissance en poche (ce n’est qu’un papier), vous n’êtes pas obligés de le dire. Moi, je l’ai gardée quelques temps "sous le coude". Mais le jour où votre état de santé s’aggrave et que vous décidez de l’annoncer vous vous protégez. Il ne faut pas oublier que le monde du travail est rude !
Personne n’est à l’abri d’une mauvaise réaction de son employeur. Bien au contraire...

Nous vous remercions de votre témoignage Marie.


Un livre utile à commander :

APF Écoute Infos : Voir le lien vers le livre. Il se peut que n’ayez pas toutes les informations sur vos droits pour décider, faire un choix sur une orientation. Il est difficile de comprendre ce qui arrive lorsque la situation change, sans compter les pressions, les conseils qui sont donnés à ce moment là.