Thèse : Altération des compétences de la cognition sociale dans la sclérose en plaques : une approche neuropsychologique. (2013).
jeudi 24 janvier 2019

Altération des compétences de la cognition sociale dans la sclérose en plaques : une approche neuropsychologique.

Thèse, pour obtenir le grade de Docteur de l’université Paris VIII. Discipline : Psychologie. Présentée et soutenue publiquement par Audrey HENRY, le 11 décembre 2013. Montreuil, Michèle (sous la direction de) Bakchine, Serge (sous la direction de).

- Site éditeur : Université Paris 8 https://octaviana.fr.


La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune du système nerveux central associée à de nombreux symptômes physiques, cognitifs ou psychologiques dont la progression va entraver l’autonomie du sujet. Indépendamment des manifestations comportementales comme l’euphorie, le déni du handicap souvent liées aux stades plus avancés de la maladie, d’autres changements plus subtils sont observés et peuvent avoir des conséquences sur la qualité des interactions sociales. Ces modifications ne sont pas forcément imputables aux déficits cognitifs ou à des paramètres adaptatifs. Elles pourraient également être associées à une altération de la cognition sociale, son fonctionnement reposant en partie sur l’intégrité des réseaux de la substance blanche, principales localisations des lésions dans la SEP. Ce travail a pour objectif d’explorer les capacités socio-cognitives des sujets présentant une SEP à travers trois études. Nous évaluons les capacités d’attribution de pensées à autrui et de reconnaissance des émotions faciales en relation avec les fonctions cognitives et les facteurs psychologiques liés à la maladie. Les résultats mettent en évidence des altérations des compétences socio-cognitives même à des stades précoces de la maladie indépendamment des capacités cognitives ou des troubles de l’humeur quelle que soit la forme de la maladie. Au regard des conséquences psycho-sociales que ces difficultés peuvent engendrer, il semble nécessaire de les prendre en compte lors des bilans d’évaluation pour une meilleure prise en charge de cette maladie, comme cela a été démontré dans d’autres pathologies neurologiques (traumatisme crânien, démences).