J’ai dit mon employeur que j’avais une sclérose en plaques, Colette témoigne (57 ans)
jeudi 30 janvier 2014

Vous pouvez vous aussi témoigner à l’aide du formulaire en lien de votre expérience.
Chaque situation est unique, personnelle .... (emploi, âge, état de santé, employeur, régime public, privé, etc.)
Votre témoignage est destiné à être publié sur le site et restera anonyme.

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N’hésitez pas lorsque vous êtes devant un choix important à contacter une association qui connaît bien le handicap et à lui poser vos questions.
Pour trouvez votre délégation départementale APF : http://www.apf.asso.fr/index.php/apf-en-france
A consulter aussi le blog juridique de l’APF

Présentation

Je m’appelle (prénom fictif) : Colette
Je suis : de sexe féminin
Mon âge actuellement : 57 ans
La date de mon diagnostic SEP : 2004

Mon emploi au moment où je l’ai dit

Type de structure (choix multiple) : Public
Ma profession, catégorie professionnelle : Fonction Publique
Nombre de salariés dans cette structure (environ) : une vingtaine

Mon témoignage

La date à laquelle j’ai indiqué que j’avais la SEP à mon employeur (environ) : Avril 2004.

Pourquoi je l’ai dit
Première poussée en Août 2004, direction les Urgences car drs en vacances. Reprise du travail en Janvier 2005. Ponction lombaire, Irms ont validé une SEP remittente/recurrente. Bien que le secret médical n’oblige pas à le dire, par honnêteté, je l’ai tout de même fait. Fonctionnaire à la Poste, je n’ai même pas pensé que je pouvais être virée. Au contraire, mes collègues ont été très compréhensifs, malgré l’interrogation de l’une d’elle pour savoir si ça s’attrapait.

Comment j’ai abordé le sujet
Après l’envoi de mon arrêt de travail, j’ai expliqué ce qui m’arrivait au responsable du bureau. Puis, j’ai demandé mon rapprochement de domicile pour maladie grave ; deux fois en un an. Une place au guichet s’est libérée et le receveur m’a accueillie à bras ouverts. Là aussi, mes nouveaux collègues ont bien compris ma situation.

Ce qui à changé après cette annonce
Que du positif, même si moi, je n’acceptais pas cette squatteuse. Un aménagement d’horaires a été validé par le Comité Médical que je voyais tous les trois mois.
Au moment de l’évaluation annuelle, l’évolution dans l’entreprise est devenue impossible. Mais pas grave pour moi, l’essentiel était que je garde un lien social pour oublier la maladie.

Pour terminer mon témoignage

Si j’avais une recommandation ou un conseil à donner
Toujours le dire pour être mieux compris.
Chaque entreprise est tenue de garder ou d’employer un certain pourcentage de personne à mobilité réduite. C’est la loi.

Un dernier mot ! : Maman de trois enfants, j’ai pu prendre une retraite anticipée à 55 ans le 01/07/11 après 35 ans de bons et loyaux services.

Nous vous remercions de votre témoignage Colette.


Un livre utile à commander :

APF Écoute Infos : Voir le lien vers le livre. Il se peut que n’ayez pas toutes les informations sur vos droits pour décider, faire un choix sur une orientation. Il est difficile de comprendre ce qui arrive lorsque la situation change, sans compter les pressions, les conseils qui sont donnés à ce moment là.