Ma mère a une sclérose en plaques, Sarah témoigne (30 ans)
lundi 26 mai 2014


- Vous êtes l’enfant d’une personne avec une sclérose en plaques. Nous souhaitons faire une place à votre parcours et recueillir vos réflexions. Vous pouvez aussi témoigner à l’aide de ce formulaire (ici le lien). Votre témoignage est destiné à être publié sur le site et restera anonyme.

Par ailleurs, nous vous rappelons que nous avons mis en place un numéro vert pour les personnes concernées par la SEP dont l’entourage : 0800 854 976.


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Présentation

Je m’appelle (prénom fictif) : Sarah
Je suis : de sexe féminin
Ma âge actuellement : 30 ans
La personne avec une SEP est : Ma mère
Je suis enfant unique ou bien : J’ai un frère

Mon témoignage

Mes souvenirs dans la petite enfance ?
Très bons malgré même si ma grand-mère et ma tante se sont beaucoup occupées de moi...

Mes souvenirs à l’adolescence ?
Adolescence classique ou on se rend compte des différences avec les autres familles ou on essaye d’être en rupture avec la notre... Ma mère était dans le déni durant de nombreuses années... J’ai très vite remarqué que quelque chose n’allait pas alors j’étais sans cesse en confrontation...

Mes relations aujourd’hui avec mes parents (selon la composition de la famille)
Pas très bonne... Car ma mère s’isole énormément même si elle n’est plus dans le déni, elle me rejette sans cesse... Et avec la SEP difficile de la laisser sans culpabiliser et angoisser...

Expérience ou situation dont je suis le ou la plus fièr(e) ?
Je la trouve très courageuse car elle a réussi à travailler de nombreuses années, elle est assez autonome...

Ce qui a été le plus difficile pour moi ?
Avec la SEP, les symptômes bipolaires de ma mère se sont aggravés d’années en années... Dans ses phases dépressives elle se laisse dépérir on a l’impression qu’elle se laisse mourir...

Enfin

Si j’avais une recommandation ou un conseil à donner
Pour finir ma mère a fait un choix il y a de nombreuses années, elle a décidé de taire sa maladie. C’est un choix terrible car elle a ainsi pu travailler, avoir un semblant de vie social, élever ses enfants mais en même temps cacher cette maladie est peine perdue...
Cela l’a épuisée bien plus et créée un fossé plus important avec ses enfants...
Un conseil, si vous tombez malade, laissez votre entourage vous aider, ça les aidera aussi.

Un dernier mot !
On verra bien !!

Nous vous remercions de votre témoignage Sarah.