Danse : les corps instables de Martine Pisani. Octobre 2019. Paris.
dimanche 15 septembre 2019

Article :

Danse : les corps instables de Martine Pisani

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La chorégraphe présente, du 11 au 26 octobre, une série de spectacles et performances à la Maison des Métallos, à Paris.

Par Rosita Boisseau.

Sur le site de Martine Pisani, un petit bonhomme en fil de fer s’accroche à un gros câble en jute. La chorégraphe elle aussi tient la corde d’un déséquilibre qui rayonne dans tout son travail. « Je travaille sur un corps instable dans un monde incertain depuis mes débuts dans les années 1990 et la réalité m’a rattrapée, confie-t-elle. J’ai une sclérose en plaques depuis vingt ans. Je ne montre plus les gestes aujourd’hui. Je bouge par procuration, je transmets le mouvement par les mots, mais je me vois toujours comme une danseuse. »

Article : extrait (Article réservé aux abonnés)

www.lemonde.fr.


cie martine pisani

www.ciemartinepisani.fr/indexa.html


CoOP octobre

avec la chorégraphe de l’incertain

Martine Pisani

compagnie du solitaire

déjouer les stéréotypes, se moquer du spectaculaire, dynamiter les artifices de la prouesse.

À la tête de cette joyeuse mutinerie contre les vernis sociaux, l’inclassable Martine Pisani. La chorégraphe s’est nourrie d’art conceptuel, mais est aux antipodes des canons rigoristes du genre, usant des ressorts de la farce pour faire exploser joyeusement les conventions. Loin des cases et des codes, elle est la preuve par l’art que les étiquettes grattent, encombrent, mais au fond ne servent à rien.

Et c’est justement aux modèles que la mutine nous invite à nous attaquer mais sans brutalité. Et en particulier aux modèles dominants et leurs postures virtuoses, surplombantes, intimidantes… pour en finir avec les jeux de pouvoir par la dérision et en toute délicatesse. La CoOP de Martine Pisani est une véritable entreprise de détournement des stéréotypes. À la spectacularisation galopante d’un monde win-win, nous pouvons préférer l’humanité des corps fragiles, maladroits, en doute, décalés. À la sacralisation de l’artiste, l’interrogation de sa place. Et contre la virtuosité imposée, nous pouvons choisir la fraternité et l’égalité.

En vidéos, performances, spectacles (dont un que vous ferez vous-même), concerts de sons et autres pirateries jubilatoires, il s’agira donc de dynamiter les clichés, détourner les apparences, jouer du vrai et du faux, de faire front dans nos fragilités, nos discordances, nos décalages, nos maladresses, nos petites crétineries et notre grande Humanité…

Site web : www.maisondesmetallos.paris.