Le fauteuil ce qu’il représente pour moi, Jean-Luc témoigne.
mercredi 8 avril 2020

Présentation

            • JE M’APPELLE (PRÉNOM FICTIF) : Jean-Luc
        • JE SUIS : de sexe masculin
      • MON ÂGE ACTUELLEMENT : 67
    • j’ai la SEP depuis 36 ans.

Mon témoignage

  • UTILISATION DU FAUTEUIL ACTUELLEMENT :

Tous les jours.

  • POURQUOI ?

SEP depuis 36 ans, en fauteuil depuis 25 ans.

  • CE FAUTEUIL REPRÉSENTE :

Il est le moyen de continuer à vivre pleinement.

  • CE QUE JE SOUHAITE DIRE :

Fauteuil : mon ami. À toutes et à tous, Sep ou autres, qui voient le fauteuil comme un signe de déchéance, je voudrais conter ma petite histoire :

Au début de ma maladie, j’avais cette même vision d’horreur vis-à-vis du fauteuil, de la chaise roulante, de la charrette…… Une poussée plus forte que les autres et une hospitalisation prolongée m’ont conduit, par pure précaution, à acheter un fauteuil roulant avec la ferme intention de ne jamais m’en servir. Je l’ai stocké dans un coin de la chambre à coucher. Au réveil, je le voyais, de même qu’au coucher. A la fin il faisait partie du décor, il était « entré » dans mon esprit, je l’acceptais moralement, mais l’utiliser…ah, ça non !

Un jour, avec ma petite famille, je décidais une balade au parc d’attraction Europa Park, en Allemagne, le fauteuil fut du voyage et indispensable pour les déplacements d’une attraction à l’autre. La journée a été merveilleuse et j’ai pu participer à tous les moments de joie de la famille sans rester dans mon coin à attendre sur un banc, fatigué de marcher. Par la suite je me suis servi du fauteuil pour les déplacements dans les grands magasins, les sorties ; en bref je ne me privais plus de la joie de vivre pleinement. Je m’étais enfin libéré de mon handicap, j’en avais libéré mes proches, j’étais à nouveau libre !

Lors d’une sortie, un petit enfant m’a demandé avec convoitise « dis, tu l’as acheté où ton tracteur ? », cela m’a fait penser à une chanson de Brigitte Bardot (modifiée pour la circonstance : Je n’ai besoin de personne En Massey Fergusson … Maintenant, j’ai une Renault Kangoo (conduite au volant) avec un bras robot chargeur de toit (Charbonnier) qui me permet, de la place conducteur, de charger mon fauteuil sur le siège arrière. Après 15 ans d’utilisation « manuelle », la fatigue venant et pour augmenter mon autonomie, j’ai fait motoriser mon fauteuil manuel pour le transformer, à la demande, en fauteuil électrique. Ainsi équipé d’un système amovible et maniable seul (Benoît Systèmes), j’ai gardé mon autonomie avec la possibilité d’alléger la fatigue dans les déplacements plus longs ou les balades (autonomie 14 km).

Conclusion : toujours libre et sans fatigue ! Je range le moteur entre les sièges avant et arrière et la batterie sous le siège conducteur ; il m’est alors facile d’installer le tout et j’ai retrouvé une autonomie complète même pour de longs voyages. Amitiés.

UN DERNIER MOT

Je n’aime pas entendre "je vais finir en fauteuil" mais plutôt le fauteuil va me permettre de conserver mon autonomie.

Jean-Luc, nous vous remercions de votre témoignage.



    • Pour témoigner :